|
|
A la frontière de deux mondes, au sens propre comme au figuré... Là, dans un coin perdu du Pays flamand à l'écart parmi les champs et les bois, aux confins des Pays-Bas, est planté l'ermitage d'Achel, "l' Achelse Kluis", le long d'un petit cours d'eau, le Tongelreep. Déjà, pendant trois siècles, ces lieux avaient été le témoin d'une vie consacrée vécue dans l'esprit que "ora et labora", " prière et travail" que de Saint Benoit. En 1655, dans cette terre isolée du pays d'Achel, domaine du Prince Evêque de Liège, il y avait un oratoire destiné aux Catholiques venus des proches Provinces-Unies (Pays-Bas) de confession protestante. C'est en 1656 que Petrus van Eynatten d'Eindhoven fonda une communauté d'ermites en ces lieux. Depuis cette date "l' Achelse Kluis", vrai joyau du pays de Campine, fut un point cardinal de prière, de contemplation et de vie spirituelle. Cette tradition ne fut interrompue que par la Révolution Française qui chassa les frères de leur cloître. En 1846, les moines trappistes de l'Abbaye de Westmalle reprirent la tradition en fondant l'abbaye St. Benoit pour y mener une vie de prière, d'étude et de travail. Cette région sauvage fut défrichée si bien que culture agricole et élevage prirent leur essor. La communauté
de l'Abbaye Sint Benedictus s'agrandit. Des fondations virent le jour à
Echt, Diepenveen, Rochefort et Kasanza (Congo). Après la
seconde guerre mondiale, on commença à Achel la
construction d'une nouvelle abbaye. On procéda à la
démolition partielle des vieux bâtiments
mais des quatre ailes de bâtiment
projetées, deux seulement furent en fin de compte
réalisées. |